Cinq propositions pour une meilleure éducation au Québec

Améliorer l'éducation pour changer notre monde

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En 1964, le Québec franchissait une étape importante avec la création du ministère de l’Éducation. À l’époque, le Québec était l’enfant pauvre du Canada en matière d’éducation. L’instruction était un privilège réservé à une petite portion d’enfants provenant de la classe la mieux nantie.

Le « miracle » de l’éducation publique

Tout allait changer avec l’avènement de la Révolution tranquille. La création d’un système d’éducation public, gratuit, accessible et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, la création des cégeps et l’ouverture du réseau des universités du Québec sont les principaux outils qui ont permis au Québec d’entrer dans la modernité.

L’éducation devenait une priorité nationale et le gouvernement était déterminé à payer le prix nécessaire. Des milliers de personnes ont été embauchées dans le milieu de l’éducation. Quelques années plus tard, l’éducation publique portait ses fruits. Le niveau de vie de la population québécoise s’améliorait au même rythme que les nouveaux diplômés se multipliaient.

Une éducation à nouveau fragilisée

Quatre décennies se sont écoulées depuis ce temps et le Québec semble avoir oublié les valeurs qui ont permis au réseau de l’éducation de se déployer. Plus personne ne parle d’égalité des chances et le gouvernement du Québec ne tente plus de combler le retard historique avec les autres provinces canadiennes. Résultat : le Québec dépense actuellement beaucoup moins pour l’éducation que la moyenne canadienne et les conditions de vie des familles sont redevenues le meilleur déterminant de la réussite éducative ou de l’échec scolaire des enfants.

Cinq propositions pour assurer une éducation de qualité

Au cours de la dernière année, la Centrale des syndicats du Québec a mené une vaste consultation auprès du personnel de l’éducation, dans l’ensemble du Québec, afin de faire le point sur la situation de l’éducation québécoise. Près de 15 000 personnes se sont prononcées sur les meilleurs moyens à mettre en œuvre pour assurer une éducation de qualité pour toutes et tous. Les résultats de cette vaste consultation ont été réunis dans cinq propositions. Une des idées maîtresses derrière ces propositions est le sentiment profond que l’éducation au Québec sera meilleure dans la mesure où l’ensemble des acteurs sociaux décidera d’en faire une priorité nationale. Elle pourra alors redevenir un puissant moyen pour tous de réaliser leur rêve d’un avenir meilleur. À nous d’agir ! Ensemble, redonnons à l’éducation le pouvoir de changer notre monde. Faisons de l’éducation une priorité nationale !

Réjean Parent, président